Sujet de l’examen de citoyenneté

Que s’est-il passé lors de la Confédération en 1867 ?

Source : « Découvrir le Canada » (IRCC)

Le 1er juillet 1867, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique a donné naissance au Dominion du Canada. Les Pères de la Confédération, venus de la Province du Canada, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, ont créé deux ordres de gouvernement, fédéral et provincial, et divisé la Province du Canada en Ontario et Québec.

1837 – 1849Rébellions et gouvernement responsable

Dans les années 1830, les réformateurs des deux Canadas trouvent que la démocratie avance trop lentement ; quelques-uns veulent un républicanisme à l’américaine, voire l’union avec les États-Unis. Des soulèvements armés éclatent en 1837-1838 près de Montréal et à Toronto, mais, faute d’appui populaire suffisant, ils sont écrasés par les réguliers britanniques et des volontaires canadiens. Certains rebelles sont pendus, d’autres exilés (quelques-uns reviendront).

Envoyé d’Angleterre pour enquêter, le réformateur lord Durham propose deux choses : unir le Haut-Canada et le Bas-Canada, et accorder le gouvernement responsable — un régime où les ministres de la Couronne ne peuvent gouverner qu’avec l’appui d’une majorité des représentants élus. Sa troisième idée est la plus controversée : que les Canadiens s’assimilent à la culture protestante anglophone. Elle montre qu’il ne comprenait rien aux Canadiens français, résolus à préserver l’identité distincte du Canada français. Plusieurs réformateurs de cette époque — sir Étienne-Paschal Taché, sir George-Étienne Cartier et sir John A. Macdonald (qui avait servi dans la milice gouvernementale volontaire du Haut-Canada) — deviendront des Pères de la Confédération.

L’union se fait en 1840 et crée la Province du Canada. Là, Robert Baldwin et sir Louis-Hippolyte La Fontaine — et Joseph Howe en Nouvelle-Écosse — pressent les gouverneurs britanniques de réformer. La Nouvelle-Écosse y arrive la première, avec un gouvernement pleinement responsable en 1847-1848 ; le gouverneur lord Elgin, encouragé par Londres, l’instaure au Canada-Uni en 1848-1849. La Fontaine, qui s’est battu pour la démocratie et les droits des francophones, devient en 1849 le premier à diriger un gouvernement responsable dans les Canadas — un rôle semblable à celui d’un premier ministre.

À retenir

  • Gouvernement responsable : les ministres ont besoin de la confiance de la majorité des élus ; un gouvernement qui perd un vote de confiance doit démissionner. Le Canada fonctionne encore ainsi.
  • Premiers à l’obtenir : la Nouvelle-Écosse, 1847-1848 ; le Canada-Uni sous lord Elgin, 1848-1849.
  • Premier chef d’un gouvernement responsable des Canadas : La Fontaine, 1849.

1864 – 1867La Confédération

Entre 1864 et 1867, des délégués de la Province du Canada, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse — soutenus par la Grande-Bretagne — conçoivent un nouveau pays. On les appelle les Pères de la Confédération. Leur projet comportait deux ordres de gouvernement, fédéral et provincial, et scindait l’ancienne Province du Canada en Ontario et Québec ; avec la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, ces quatre provinces formaient le Dominion du Canada. Chaque province élisait sa propre assemblée législative et gérait des domaines comme l’éducation et la santé.

Westminster vote en 1867 un Acte de l’Amérique du Nord britannique qui crée le Dominion, qui voit le jour le 1er juillet 1867. Cet anniversaire s’est appelé Fête du Dominion jusqu’en 1982, en souvenir du jour où le pays est devenu un dominion autonome ; c’est aujourd’hui la Fête du Canada.

Le mot Dominion est une idée de sir Leonard Tilley. Père de la Confédération venu du Nouveau-Brunswick, il le propose en 1864 après avoir lu le psaume 72 — « Qu’il domine d’une mer à l’autre, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! » —, qui correspondait au rêve d’une nation forte, unie, prospère et libre à l’échelle d’un continent. Le titre est entré dans la Constitution, a servi officiellement pendant environ 100 ans et fait toujours partie de notre patrimoine. En 1921, le roi George V donne au Canada ses couleurs nationales, le blanc et le rouge — celles du drapeau d’aujourd’hui.

À retenir

  • Les quatre premières provinces : Ontario, Québec, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick.
  • Acte de l’Amérique du Nord britannique, 1867 ; naissance le 1er juillet 1867 ; Fête du Dominion jusqu’en 1982, aujourd’hui Fête du Canada.
  • Tilley + psaume 72 = « Dominion » ; George V + 1921 = blanc et rouge.

1919 – 1939L’entre-deux-guerres

De l’Empire britannique d’après-guerre naît une libre association d’États, le Commonwealth britannique des nations. Le Canada en reste un membre de premier plan, avec d’autres anciennes parties de l’Empire — l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde et plusieurs pays des Antilles et d’Afrique. Prospérité et faible chômage marquent les « Années folles », mais le krach boursier de 1929 amène la Grande Dépression — une décennie sombre. En 1933, le chômage atteint 27 %, des entreprises se sont effondrées et les agriculteurs de l’Ouest, aux prises avec la sécheresse et les bas prix des grains, sont les plus durement frappés.

Les Canadiens se mettent à réclamer un filet de sécurité sociale : une semaine de travail normalisée, un salaire minimum et des mesures telles que l’assurance-chômage. Une banque centrale, la Banque du Canada, est créée en 1934 pour gérer la masse monétaire et stabiliser le système financier. L’immigration se tarit et beaucoup de réfugiés sont refusés — dont des Juifs cherchant à fuir l’Allemagne nazie en 1939. Une lueur : Phil Edwards, né en Guyane britannique, remporte le bronze pour le Canada à trois Jeux olympiques (1928, 1932, 1936), puis obtient son diplôme de la faculté de médecine de McGill, sert comme capitaine dans l’armée durant la Seconde Guerre mondiale et devient à Montréal un spécialiste des maladies tropicales.

Questions d’examen sur ce sujet

Comment appelle-t-on les représentants qui ont travaillé de 1864 à 1867 à la création d’un nouveau pays ?
Réponse : Les Pères de la Confédération

Pourquoi : De 1864 à 1867, avec l’appui de Londres, des représentants de la Province du Canada, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse s’attellent à la création d’un pays. On les appelle les Pères de la Confédération. Leur œuvre institue deux ordres de gouvernement, l’un fédéral, l’autre provincial.

Quelles quatre provinces ont formé le nouveau pays appelé le Dominion du Canada lors de la Confédération ?
Réponse : L’Ontario, le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse

Pourquoi : L’ancienne Province du Canada se divise en deux provinces neuves, l’Ontario et le Québec, qui s’associent au Nouveau-Brunswick et à la Nouvelle-Écosse pour former le Dominion — ou Puissance — du Canada. Chacune élit sa propre assemblée et a autorité sur des domaines comme l’éducation et la santé.

Quel acte, adopté par le Parlement britannique en 1867, a donné naissance au Dominion du Canada ?
Réponse : Acte de l’Amérique du Nord britannique

Pourquoi : Westminster adopte en 1867 un Acte de l’Amérique du Nord britannique qui donne naissance, le 1er juillet de la même année, au Dominion du Canada. Jusqu’en 1982, cette date se célébrait sous le nom de « Fête du Dominion », en mémoire du jour où le pays s’est doté d’un gouvernement autonome ; elle porte aujourd’hui le nom officiel de « Fête du Canada ».

À quelle date le Dominion du Canada a-t-il été officiellement créé ?
Réponse : Le 1er juillet 1867

Pourquoi : Le Dominion du Canada voit officiellement le jour le 1er juillet 1867. Jusqu’en 1982, cette date se célébrait sous le nom de « Fête du Dominion » ; elle porte aujourd’hui le nom officiel de « Fête du Canada ».

Jusqu’en 1982, le 1er juillet était célébré sous le nom de « Fête de la Confédération » avant de devenir officiellement la Fête du Canada.
Réponse : Faux

Pourquoi : Jusqu’en 1982, le 1er juillet se célébrait sous le nom de « Fête du Dominion », en mémoire du jour où le pays s’est doté d’un gouvernement autonome. La date porte aujourd’hui le nom officiel de « Fête du Canada ».

Qui a suggéré le terme « Dominion du Canada » en 1864, s’inspirant du psaume 72 de la Bible ?
Réponse : Sir Leonard Tilley

Pourquoi : L’expression Dominion du Canada est proposée en 1864 par sir Leonard Tilley, élu du Nouveau-Brunswick et Père de la Confédération. Il la tire du psaume 72 : « Qu’il domine d’une mer à l’autre, et du Fleuve jusqu’au bout de la terre ! »

Quel monarque a établi les couleurs nationales du Canada, le blanc et le rouge, en 1921 ?
Réponse : Le roi George V

Pourquoi : Le roi George V figure à l’effigie du billet de un dollar émis en 1923 par le Dominion du Canada. C’est lui qui fixe en 1921 les couleurs officielles du pays, le rouge et le blanc, aujourd’hui celles du drapeau canadien.

Quelles provinces ont intégré le Dominion en 1905 ?
Réponse : L’Alberta et la Saskatchewan

Pourquoi : L’Alberta et la Saskatchewan sont toutes deux érigées en provinces en 1905, dans la foulée de l’expansion du Dominion vers l’Ouest après le chemin de fer.

En quelle année Terre-Neuve-et-Labrador a-t-elle intégré le Dominion ?
Réponse : 1949

Pourquoi : Terre-Neuve-et-Labrador est la dernière province à adhérer, en 1949 ; durant la Seconde Guerre mondiale, elle formait encore une entité britannique distincte.

En quelle année le Nunavut a-t-il été ajouté au Dominion ?
Réponse : 1999

Pourquoi : Le Nunavut, le plus récent territoire, est créé en 1999 — dernière étape de l’élargissement du Dominion, amorcé avec quatre provinces en 1867.

Quelle province a intégré le Canada en 1871 ?
Réponse : La Colombie-Britannique

Pourquoi : La Colombie-Britannique entre dans la Confédération en 1871, un an après le Manitoba et les Territoires du Nord-Ouest, sur la foi de la promesse d’Ottawa de construire un chemin de fer jusqu’au Pacifique.

Qui, en 1867, est devenu le premier premier ministre du Canada ?
Réponse : Sir John Alexander Macdonald

Pourquoi : Père de la Confédération, sir John Alexander Macdonald devient en 1867 le premier chef de gouvernement du pays. Né en Écosse le 11 janvier 1815, arrivé enfant dans le Haut-Canada, il exerce le droit à Kingston, en Ontario. Politicien de grand talent, c’est aussi un personnage haut en couleur.

Sur quel billet figure le portrait de sir John A. Macdonald ?
Réponse : Le billet de 10 dollars

Pourquoi : Le 11 janvier est, par décision du Parlement, la Journée sir John A. Macdonald. Le portrait de Macdonald orne le billet de dix dollars.

Sir George-Étienne Cartier était le principal architecte de la Confédération issu de l’Ontario.
Réponse : Faux

Pourquoi : Du côté québécois, l’artisan principal de la Confédération est sir George-Étienne Cartier. Avocat montréalais spécialiste du droit ferroviaire, allié proche de Macdonald et patriote canadien-français, il fait adhérer le Québec et contribue aux négociations qui amèneront dans le Canada les Territoires du Nord-Ouest, le Manitoba et la Colombie-Britannique.

Quand le Canada prend possession en 1869 des territoires du Nord-Ouest que lui cède la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui mène une révolte armée et prend Fort Garry ?
Réponse : Louis Riel

Pourquoi : En 1869, le Canada prend possession des immenses territoires du Nord-Ouest que lui cède la Compagnie de la Baie d’Hudson, sans que les 12 000 Métis établis à la rivière Rouge aient été consultés. Louis Riel prend alors la tête d’une révolte armée et s’empare de la capitale territoriale, Fort Garry.

Quelle nouvelle province le Canada a-t-il créée après avoir envoyé des soldats pour reprendre Fort Garry en 1870 ?
Réponse : Le Manitoba

Pourquoi : Ottawa dépêche des troupes en 1870 pour reprendre Fort Garry. Riel se réfugie aux États-Unis, et une province nouvelle, le Manitoba, est créée. Élu au Parlement, Riel n’y siégera jamais.

Qu’est-il arrivé à Louis Riel après la deuxième révolte de 1885 dans l’actuelle Saskatchewan ?
Réponse : Il a été jugé et exécuté pour haute trahison

Pourquoi : L’avancée de la colonisation vers l’Ouest menace de nouveau les droits des Métis et des Indiens. Une seconde révolte éclate en 1885 sur le territoire de l’actuelle Saskatchewan : Riel est jugé puis exécuté pour haute trahison, verdict auquel le Québec s’oppose vivement. Beaucoup voient en lui un héros, le défenseur des droits métis et le père du Manitoba.

En quelle année le premier ministre Macdonald a-t-il créé la Police à cheval du Nord-Ouest, ou PCNO, pour pacifier l’Ouest ?
Réponse : 1873

Pourquoi : Au lendemain de la première révolte métisse, en 1873, le premier ministre Macdonald met sur pied la Police à cheval du Nord-Ouest — la PCNO — pour ramener le calme dans l’Ouest et faciliter les pourparlers avec les Indiens. Fort MacLeod, Fort Calgary et d’autres postes fondés par la PCNO sont depuis devenus des villes ; Regina en accueille le quartier général.

Qu’est la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de nos jours ?
Réponse : La force nationale de police du Canada

Pourquoi : La Gendarmerie royale du Canada — la GRC, ou « police montée » — est de nos jours la force de police nationale du pays et l’un de ses symboles les plus reconnaissables. Plusieurs des héros les plus hauts en couleur du Canada, tel le major-général sir Sam Steele, en sont sortis.

Qui était le plus grand des chefs militaires métis ?
Réponse : Gabriel Dumont

Pourquoi : Sir Sam Steele : soldat de la reine, policier de la PCNO (Police à cheval du Nord-Ouest), grande figure de la conquête de l’Ouest. Du côté de la résistance métisse, Gabriel Dumont s’impose comme le plus remarquable des chefs militaires.

À quelle date Donald Smith (lord Strathcona) a-t-il posé le dernier crampon du Chemin de fer Canadien Pacifique ?
Réponse : Le 7 novembre 1885

Pourquoi : Le 7 novembre 1885, ce grand symbole d’unité est achevé : né en Écosse, Donald Smith — lord Strathcona —, qui administre le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP), enfonce le dernier crampon.

Aux côtés des ouvriers européens, quel groupe de travailleurs a construit le Chemin de fer Canadien Pacifique avant de subir la taxe d’entrée ?
Réponse : Des ouvriers chinois

Pourquoi : Financé par des investisseurs américains et britanniques, le chantier est mené par des ouvriers venus d’Europe et de Chine. Les Chinois subiront par la suite une discrimination qui ira jusqu’à une taxe d’entrée imposée selon la race ; des excuses officielles pour cette politique ont été présentées en 2006.

En quelle année le gouvernement du Canada a-t-il présenté ses excuses pour la taxe d’entrée discriminatoire imposée aux Chinois ?
Réponse : 2006

Pourquoi : Les Chinois ont subi une discrimination qui est allée jusqu’à une taxe d’entrée imposée selon la race. Le gouvernement du Canada a présenté des excuses pour cette politique en 2006.

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