Les symboles canadiens sont les objets, les événements et les personnes qui ont un sens particulier et qui, ensemble, expriment l’identité nationale — l’examen officiel demande d’en nommer quelques-uns. Ces notes portent sur la Couronne, le drapeau de 1965 et la feuille d’érable, la fleur de lys, les armoiries et la devise A mari usque ad mare, les édifices du Parlement, les sports nationaux et les langues officielles, le castor, les deux hymnes, le régime de distinctions honorifiques et la Croix de Victoria, ainsi que le calendrier des jours fériés nationaux.
IdentitéCe que sont les symboles canadiens
Le pays compte quantité de symboles marquants — objets, événements et personnes chargés d’un sens particulier, qui, mis bout à bout, éclairent ce que signifie être Canadien. Parmi les plus reconnaissables : les armoiries du Canada, le drapeau canadien de 1965, la Masse de la Chambre des communes et les Snowbirds (l’Équipe de démonstration aérienne 431).
Sujet d’examen : Le drapeau, la feuille d’érable et la fleur de lys
La CouronneLa Couronne du Canada et la monarchie
Voilà 400 ans que la Couronne symbolise l’État au Canada, et depuis la Confédération de 1867, sous le règne de la reine Victoria, le pays est une monarchie constitutionnelle à part entière. La Couronne symbolise l’appareil gouvernemental dans son ensemble : forces canadiennes et corps policiers, tribunaux, assemblées législatives et Parlement.
Elizabeth II accède au trône du Canada en 1952. Son jubilé d’or est souligné en 2002, et son jubilé de diamant — soixante années de règne — en 2012.
À retenir
- La Couronne, symbole de l’État depuis 400 ans.
- Monarchie constitutionnelle à part entière depuis 1867 (reine Victoria).
- Elizabeth II reine du Canada depuis 1952 ; jubilé d’or en 2002, jubilé de diamant en 2012.
Les drapeaux et la feuille d’érableLe drapeau, la feuille d’érable et la fleur de lys
Le drapeau canadien actuel est hissé pour la première fois en 1965. Sa disposition rouge-blanc-rouge reprend celle qu’arbore le Collège militaire royal de Kingston, établi en 1876. Portées depuis le Moyen Âge par l’Angleterre et la France, les couleurs rouge et blanc sont devenues celles du Canada en 1921.
L’Union Jack tient lieu de drapeau royal officiel. Avant 1965, le Red Ensign canadien a tenu lieu de drapeau national une centaine d’années ; les anciens combattants le portent officiellement depuis 2005. Provinces et territoires arborent eux aussi des drapeaux qui disent leurs traditions propres.
Aucun symbole canadien n’est plus reconnaissable que la feuille d’érable. Les Canadiens français l’ont adoptée au dix-huitième siècle ; elle orne les uniformes et les insignes militaires depuis les années 1850, et se retrouve gravée sur les pierres tombales des soldats tombés au combat, au pays comme à l’étranger.
La tradition veut que le roi de France ait fait sienne la fleur de lys en 496. Emblème des rois de France durant plus d’un millénaire, elle le fut aussi de la colonie de la Nouvelle-France. Revenue au premier plan à l’époque de la Confédération, elle figura sur le Red Ensign canadien. Le Québec s’est donné en 1948 un drapeau qui conjugue la croix et la fleur de lys.
Le roi de France aurait adopté la fleur de lys.
Les Canadiens français adoptent la feuille d’érable.
La feuille d’érable orne les uniformes et insignes canadiens.
Fondation du Collège militaire royal de Kingston, d’où vient le motif rouge-blanc-rouge.
Le rouge et le blanc deviennent les couleurs nationales du Canada.
Le Québec adopte son propre drapeau (croix et fleur de lys).
Le nouveau drapeau canadien est hissé pour la première fois.
Les anciens combattants commencent à porter officiellement le Red Ensign.
Héraldique et architectureLes armoiries, la devise et le Parlement
Au sortir de la Première Guerre mondiale, la fierté nationale s’est traduite par l’adoption d’armoiries officielles et d’une devise nationale. Cette devise latine, A mari usque ad mare, se traduit par « d’un océan à l’autre ». Quatre symboles se retrouvent sur les armoiries — ceux de l’Écosse, de l’Irlande, de l’Angleterre et de la France — auxquels s’ajoutent des feuilles d’érable rouges ; on les voit sur les billets de banque, les documents de l’État et les édifices publics.
Achevés dans les années 1860, les édifices du Parlement conjuguent traditions française, anglaise et autochtone dans le style néogothique en vogue sous la reine Victoria. Un incendie accidentel a détruit l’édifice du Centre en 1916 ; sa reconstruction s’est achevée en 1922, la Bibliothèque étant la seule partie d’origine à subsister. Quant à la Tour de la Paix, achevée en 1927 à la mémoire de la Première Guerre mondiale, elle abrite la Chapelle du Souvenir et ses Livres du Souvenir, où sont consignés les noms de ceux qui sont tombés au service du Canada.
L’Assemblée nationale du Québec relève du style Second Empire français. Ailleurs, les assemblées législatives provinciales empruntent au baroque, au roman et au néoclassique, rappelant l’héritage gréco-romain d’où est issue la démocratie occidentale.
À retenir
- Devise A mari usque ad mare = « d’un océan à l’autre » ; armoiries adoptées après la Première Guerre mondiale.
- Édifices du Parlement achevés dans les années 1860, style néogothique.
- Édifice du Centre incendié en 1916, reconstruit en 1922 ; seule la Bibliothèque est d’origine.
- Tour de la Paix (1927) → Chapelle du Souvenir → Livres du Souvenir.
- Assemblée nationale du Québec : style Second Empire français.
SportsLes sports populaires
Le hockey, spectacle sportif préféré des Canadiens, fait figure de sport d’hiver national ; c’est au dix-neuvième siècle, au Canada, que le hockey sur glace est né. La Coupe Stanley, que se disputent les clubs de la Ligue nationale de hockey, est un trophée offert en 1892 par lord Stanley, alors gouverneur général, tandis que la Coupe Clarkson — instituée en 2005 par Adrienne Clarkson, 26e gouverneure générale et première personne d’origine asiatique à occuper la fonction — récompense les équipes de hockey féminin.
Le football canadien arrive au deuxième rang des sports les plus suivis ; le curling, apporté par les pionniers écossais, se joue lui aussi beaucoup sur la glace ; et le soccer dépasse toute autre activité sportive au pays par le nombre de joueurs inscrits. Sport officiel de l’été, la crosse est un jeu ancien que les Autochtones ont pratiqué les premiers.
À retenir
- La crosse = sport officiel de l’été.
- Le hockey = sport national d’hiver.
- Le soccer compte le plus grand nombre de joueurs inscrits.
- La Coupe Stanley donnée en 1892 ; la Coupe Clarkson (hockey féminin) en 2005.
Symbole d’industrieLe castor
Il y a plusieurs siècles, la Compagnie de la Baie d’Hudson faisait déjà du castor son emblème ; en 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste — une association patriotique des Canadiens français — l’adoptait à son tour, suivie par d’autres groupes. L’infatigable rongeur figure sur la pièce de cinq cents et orne les armoiries de l’Alberta et de la Saskatchewan, ainsi que celles de villes comme Toronto et Montréal.
À retenir
- Choisi voilà des siècles comme emblème de la Compagnie de la Baie d’Hudson.
- Emblème de la Société Saint-Jean-Baptiste en 1834.
- Présent sur la pièce de cinq cents, sur les armoiries de l’Alberta et de la Saskatchewan et sur celles de Toronto et de Montréal.
LanguesLes langues officielles du Canada
Langues officielles du pays, le français et l’anglais comptent aussi parmi les grands symboles de l’identité canadienne. On appelle anglophones les personnes de langue anglaise et francophones celles de langue française ; voilà plus de 300 ans que les deux communautés cohabitent, entre partenariat et tension féconde. L’obtention de la citoyenneté suppose une connaissance suffisante de l’une ou l’autre langue, les candidats adultes de 55 ans et plus en étant dispensés.
La Loi sur les langues officielles, votée par le Parlement en 1969, poursuit trois objectifs : mettre le français et l’anglais sur un pied d’égalité au Parlement, dans l’appareil fédéral et dans les institutions qu’elle vise ; soutenir et faire croître les communautés de langue officielle minoritaires ; et favoriser l’égalité des deux langues dans l’ensemble de la société.
À retenir
- Anglophones = de langue anglaise ; francophones = de langue française ; ensemble depuis plus de 300 ans.
- Loi sur les langues officielles, 1969 — trois objectifs.
- Exigence linguistique pour la citoyenneté ; candidats de 55 ans et plus dispensés.
HymnesL’hymne national et l’hymne royal
Le « Ô Canada » devient hymne national en 1980, cent ans après avoir retenti pour la première fois à Québec, en 1880. Ses paroles françaises et anglaises sont deux textes distincts, et non des traductions l’un de l’autre. L’hymne royal du pays, « Dieu protège la reine (ou le roi) », se chante ou se joue chaque fois que les Canadiens souhaitent rendre hommage au souverain.
À retenir
- Ô Canada : chanté pour la première fois en 1880 (Québec), proclamé hymne national en 1980.
- Paroles françaises et anglaises différentes, et non des traductions.
- Hymne royal : « Dieu protège la reine (ou le roi) », pour honorer le souverain.
Distinctions honorifiquesLe régime de distinctions honorifiques et la Croix de Victoria
Les distinctions honorifiques décernées par l’État canadien se répartissent en ordres, décorations et médailles. Le pays a d’abord eu recours aux titres britanniques avant de se doter des siens, à commencer par l’Ordre du Canada en 1967, l’année du centenaire de la Confédération ; chacun peut proposer la candidature d’un concitoyen dont le mérite justifie une reconnaissance particulière.
Distinction la plus élevée qu’un Canadien puisse recevoir, la Croix de Victoria récompense un acte de bravoure insigne, un geste de courage ou de sacrifice hors du commun, ou un dévouement exceptionnel au devoir face à l’ennemi. Depuis 1854, 96 Canadiens l’ont reçue.
À retenir
- Distinctions honorifiques = ordres, décorations et médailles ; titres britanniques jusqu’à l’Ordre du Canada (1967).
- Croix de Victoria = plus haute distinction ; 96 Canadiens depuis 1854.
- Premier : Dunn (1854) ; premier Noir : Hall ; dernier à ce jour : Gray (1945).
Alexander Roberts Dunn, né dans l’actuelle Toronto, premier Canadien à recevoir la Croix de Victoria, lors de la célèbre charge de la brigade légère (Balaclava, guerre de Crimée).
William Hall, de Horton, en Nouvelle-Écosse, enfant d’esclaves américains, premier Noir à mériter la Croix de Victoria, pour sa conduite au siège de Lucknow, lors de la Rébellion indienne.
Filip Konowal, né en Ukraine, distingué pour la bataille de la cote 70 — aucun membre du Corps canadien étranger à l’Empire britannique n’avait reçu la Croix de Victoria avant lui.
Billy Bishop, d’Owen Sound, en Ontario, as de l’aviation au sein du Royal Flying Corps durant la Grande Guerre, a reçu la Croix de Victoria ; il devint plus tard maréchal de l’Air honoraire dans l’Aviation royale du Canada.
Paul Triquet, de Cabano, au Québec, a reçu la Croix de Victoria à Casa Berardi, en Italie, pendant la Seconde Guerre mondiale ; il devint plus tard brigadier.
Robert Hampton Gray, pilote de l’aéronavale originaire de Trail (Colombie-Britannique), tué en août en envoyant par le fond un navire de guerre japonais — aucun Canadien n’a reçu la Croix de Victoria depuis.
CalendrierLes jours fériés nationaux et les dates importantes
L’année s’ouvre avec le jour de l’An (1er janvier) et la Journée sir John A. Macdonald (11 janvier), suivis du Vendredi saint (le vendredi précédant le dimanche de Pâques) et du lundi de Pâques (le lundi suivant). Le Jour de Vimy tombe le 9 avril et la Fête de Victoria, le lundi précédant le 25 mai, qui marque l’anniversaire de la souveraine.
L’été amène la Fête nationale du Québec (24 juin), la fête de la Saint-Jean-Baptiste, et la Fête du Canada (1er juillet). Les jours fériés de l’automne sont la Fête du Travail (premier lundi de septembre), l’Action de grâces (deuxième lundi d’octobre), le jour du Souvenir (11 novembre) et la Journée sir Wilfrid Laurier (20 novembre), l’année se terminant avec Noël (25 décembre) et le lendemain de Noël (26 décembre).
À retenir
- Journée sir John A. Macdonald — 11 janvier ; Journée sir Wilfrid Laurier — 20 novembre.
- Jour de Vimy : le 9 avril ; Fête de Victoria : le lundi qui précède le 25 mai, anniversaire de la souveraine.
- Fête nationale — 24 juin ; Fête du Canada — 1er juillet.
- Fête du Travail : le premier lundi de septembre ; Action de grâces : le deuxième lundi d’octobre.
- Jour du Souvenir — 11 novembre ; lendemain de Noël — 26 décembre.
Passez maintenant à la pratique
Vous avez lu le guide. Essayez 62 questions de pratique sur Les symboles canadiens — une à la fois, avec une correction immédiate après chaque réponse.